02 juillet 2008
Et vous c'était où ?
Le jardin
Des milliers et des milliers
d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassé
Un matin dans la lumière
de l'hiver
Au parc Montsouris à
Paris
A Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.
Jacques Prévert
BONNE JOURNÉE!
14 février 2008
A toi !
PARIS AT NIGHT
Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras.
Jacques Prévert
JOYEUSE ST VALENTIN !
06 octobre 2007
Yves Montand chante Prévert : Une merveille !
Les feuilles mortes
Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
Des jours heureux quand nous étions amis,
Dans ce temps là, la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois je n'ai rien oublié.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi,
Et le vent du nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson que tu me chantais...
C'est une chanson qui nous ressemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Nous vivions tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable ,
Les pas des amants désunis.
Nous vivions tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable ,
Les pas des amants désunis...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l'entendrai !
*********
21 juillet 2007
Un ange, un âne, tout un poème !
Être ange
C'est étrange
Dit l'ange
Être âne
C'est étrâne
Dit l'âne
Cela ne veut rien dire
Dit l'ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
Etrâne est plus étrange qu'étrange
Dit l'âne
Étrange est
Dit l'ange en tapant des pieds
Étranger vous-même
Dit l'âne
Et il s'envole.
Jacques Prévert....... le magicien des mots !
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06 juillet 2007
Presque...n'est jamais arrivé !
Aujourd'hui et peut-être demain, je laisse la parole à Jacques, enfin, Monsieur Prévert !
PRESQUE
A Fontainebleau
Devant l'hôtel de L'Aigle Noir
Il y a un taureau sculpté par Rosa
Bonheur
Un peu plus loin tout autour
Il y a la forêt
Et un peu plus loin encore
Joli corps
Il y a encore la forêt
Et le malheur
Et tout à côté le bonheur
Le bonheur avec les yeux cernés
Le bonheur avec les aiguilles de pin dans
le dos
Le bonheur qui ne pense à rien
Le bonheur comme le taureau
Sculpté par Rosa Bonheur
Et puis le malheur
Le malheur avec une montre en or
Avec un train à prendre
Le malheur qui pense à tout...
A tout
A tout...à tout... à tout...
Et à tout
Et qui gagne "presque" à tous les coups
Presque.
Bonne journée !.......Le soleil revient !
16 juin 2007
Un pinceau, un oiseau et Jacques Prévert...
Finis les blablablas sur moi, je préfère donner la parole à Prévert.
Qui n'a pas appris à l'école cette poésie ou ne l'a entendu réciter
Pour peindre un oiseau

Peindre d'abord une cage
Avec une porte ouverte
Peindre ensuite
Quelque chose de joli
Quelque chose de simple
Quelque chose de beau
Quelque chose d'utile
Pour l'oiseau
Placer ensuite la toile contre un arbre
Dans un jardin
Dans un bois
Ou dans une forêt
Se cacher derrière un arbre
Sans rien dire
Sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
Mais il pourrait aussi mettre de longues années
Avant de se décider
Ne pas se décourager
Attendre
Attendre s'il le faut pendant des années
La vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
N'ayant aucun rapport
Avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
S'il arrive
Observer le plus profond silence
Attendre que l'oiseau entre dans la cage
Et quand il est entré
Fermer doucement la porte avec un pinceau
Puis effacer un à un tous les barreaux
En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
En choisissant la plus belle de ses branches
Pour l'oiseau
Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
La poussière du soleil
Et les bruits des bêtes de l'herbe dans la chaleur de
l'été
Et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
Signe que le tableau est mauvais
Mais s'il chante c'est bon signe
Signe que vous pouvez signer
Alors vous arracher tout doucement
Une des plumes de l'oiseau
Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
Bonne journée !!
12 avril 2007
30 ans déjà !
Hé oui le temps passe si vite ! 30 ans que Jacques Prévert est mort !
Je suis impardonnable, hier j'ai oublié de marquer ce triste anniversaire, alors je me rattrape avec quelques citations.
"Quand le diable fait la cuisine, le bon dieu se met à table et le pauvre monde nettoie les fourneaux"
Saint Martin a donné la moitié de son manteau à un pauvre : comme ça, ils ont eu froid tous les deux"
"La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe"
" La théologie, c'est simple comme dieu et dieu font trois"
02 avril 2007
Citations de Jacques Prévert
Le temps mène la vie dure à ceux veulent le tuer.
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La vie est une cerise
La mort est un noyau
L'amour un cerisier.
***
26 mars 2007
Il joue avec les mots
UN BEAU MATIN
Il n'avait peur de personne
Il n'avait peur de rien
mais un matin un beau matin
Il croit voir quelque chose
mais il dit Ce n'est rien
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Ce n'était rien
Mais le matin ce même matin
il croit entendre quelqu'un
Et il ouvrit la porte
Et il referma en disant Personne
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Il n'y avait personne
mais soudain il eut peur
Et il comprit qu'Il était seul
Mais qu'il nétait pas tout seul
Et c'est alors qu'il vit
Rien en personne devant lui.
Jacques Prévert
24 mars 2007
Jacques Prévert
J'aime beaucoup la poésie et particulièrement celle de Jacques Prévert.
C'est un écrivain français né en 1900 et mort en 1977.
Son
écriture est pleine de simplicité. Il écrit comme il parle. Son soucis,
la réalité des choses qu'il nous fait ressentir. Il faut que tout reste
vrai. Vous tombez tout entier dans l'atmosphère qu'il décrit.
J'espère vous le faire découvrir ou redécouvrir avec bonheur !
Je ne me lasse pas de lire et relire ses poèmes, ces petits instants de vie chipés par-ci, par-là !
Prenez le temps............... je vous souhaite une très bonne lecture !
DANS MA MAISON
Dans ma maison vous viendrez
D'ailleurs ce n'est pas ma maison
Je ne sais pas à qui elle est
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés au mur
blanc
je suis resté longtemps dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendu
Je ne faisais rien
C'est-à-dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toute mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Il vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique, ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l'homme l'est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pieds gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson pinson
Comme c'est curieux les noms
Martin Hugo de son prénom
Bonaparte Napoléon de son prénom
Pourquoi comme ça et pas comme ça
Un troupeau de Bonapartes passe dans le désert
L'empereur s'appelle Dromadaire
Il a un cheval caisse et des tiroirs de course
Au loin galope un homme qui n'a que trois prénoms
Il s'appelle Tim-Tam-Tom et n'a pas de grand nom
Un peu plus loin encore il y a n'importe quoi
Et puis qu'est-ce que ça peut faire tout ça
Dans ma maison tu viendras
Je pense à autre chose mais je ne pense qu'à ça
Et quand tu seras entrée dans ma maison
Tu enlèveras tous tes vêtements
Et tu resteras immobile nue debout avec ta bouche rouge
Comme les piments rouges pendus sur le mur blanc
Et puis tu te coucheras et je me coucherais près de toi
Voilà
Dans ma maison qui n'est pas ma maison tu viendras
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